01 février 2015
Les ostéopathes toujours pas reconnus 01-02-2014
La question de la reconnaissance de l’ostéopathie en Belgique reste au cœur des préoccupations des patients et des praticiens. Malgré son utilité largement reconnue, l’ostéopathie attend toujours un cadre légal clair garantissant la qualité et la sécurité des soins.
Pourquoi la reconnaissance de l’ostéopathie reste un enjeu majeur
Depuis des années, la question de la reconnaissance officielle de l’ostéopathie en Belgique demeure sans réponse définitive. Malgré des avancées juridiques dans d’autres disciplines, l’Ostéopathie n’a pas encore obtenu le statut légal de profession de soins de santé conventionnelle.
Le débat concerne non seulement la protection du titre professionnel — c’est-à-dire la garantie que seules des personnes correctement formées puissent s’appeler « ostéopathe » — mais aussi la sécurisation des actes : définir précisément ce qu’un ostéopathe peut ou ne peut pas faire sans prescription médicale, dans le respect de la santé publique.
Faudra-t-il passer chez un médecin avant de voir un ostéopathe ?
Un article paru sur le site RTBF relance le débat : certaines voix politiques évoquent la possibilité d’imposer une prescription médicale avant toute consultation ostéopathique.
Selon les professionnels du secteur, cette mesure serait une perte de temps et d’argent pour le patient, sans améliorer la qualité des soins : “si j’ai mal au dos, j’ai envie que ce soit résolu le plus vite possible”, explique une patiente citée.
De plus, la majorité des ostéopathes affiliés à une organisation professionnelle — y compris notre propre association — sont formés pour reconnaître les limites de l’ostéopathie : lorsqu’un problème nécessite des examens médicaux ou une prise en charge médicale, ils réorientent le patient vers un médecin.
Vous pouvez consulter ce lien sur le site de la RTBF
On reparle de la reconnaissance de l'ostéopathie. Il en a été question en comité ministériel restreint. La ministre de la Santé, Laurette Onkelinx, propose d'avancer sur ce dossier. Mais le ministre des pensions, Alexander de Croo, bloque sur certains points. Côté flamand, on défend plus volontiers l'idée d'une visite préalable chez le médecin...